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Massilia Sound System have been stirring Marseille's surroundings by being sensational and outspoken, since 1984. The seven composers and performers vast ambition is to help cross cultural exchanges back to their feet, via the power of the city's interbreeding, thus bringing back tolerance and « joie de vivre *».
Their motto is to rouse crowds and bridge the generation gap. It keeps spreading through their constantly brisk and lively music and their catching optimism on stage.
But what does their music sound like? Raggamuffin from Marseille they are the only ones to have the knack of.
Occitan is the official language they write in.
They use microphones even more than ever to bring people out and convey their drive, to gather the audience around their latest CD which advocates freedom and blames oppression.
They are inspired by the wide range of Marseille's cultural aspects which have made of the city a unique living place.
MSS has been sharing this craving for life and freedom ad infinitum with its audience, which makes their ideology take on a hopeful note. They have been fervently fencing for their ideas and are claiming for them in their new CD entitled "Òai e Libertat".
* « joie de vivre » means happiness.
Contact Promo : Mathieu Artaud / mathpromo@gmail.com / 06 77 07 49 87
Massilia Sound System secoue le paysage marseillais depuis 1984, avec un franc-parler retentissant. Ces sept artistes ont l’ambition démesurée de remettre les échanges culturels debout, en faisant du métissage de leur ville une force qui rendrait Marseille capitale de la tolérance et de la joie de vivre.
Réveiller les foules, réunir toutes les générations… tel est leur credo qui n’a de cesse de se répandre grâce à leur musique toujours plus entraînante et un optimisme qu’ils communiquent avec ardeur lors des concerts.
Leur musique ? Du raggamuffin marseillais dont eux seuls ont le secret.
L’occitan ? Leur langue officielle.
Le micro ? Un moyen d’expression plus que jamais boulégant et rassembleur pour la sortie de leur nouvel album qui prône la liberté et rejette l’oppression.
Les inspirations ? Les richesses culturelles qu’offre Marseille et qui en ont fait un lieu de vie unique.
C’est aussi cette soif de vie et de liberté que Massilia partage à l’infini depuis tant d’années avec le public, ce qui donne la couleur de l’espoir à une idéologie qu’ils défendent avec ferveur. Ils le revendiquent dans ce nouvel album intitulé « Òai e Libertat ».
Contact Promo : Mathieu Artaud / mathpromo@gmail.com / 06 77 07 49 87 |
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par/by Gilles ROF
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"De longue*" For ever and ever. Massilia Sound System is getting behind the mike again. "Because as soon as you stop feeling like acting... it's over !".
"De longue" is the major title of "Òai e Libertat", the 10th album of the Marseille group. A group we once believed broken, because each and every one of them got engaged into rich individual experiences : Moussu T and his Jovents, Gari, Lux and their Oai Star, Jali and his Papet J.com. Three different projects, five albums. "Personal homework besides the central project" whispers Tatou aka Moussu...
In 2007, the whole Massilia ties up again. With an album full of life. With a title that resounds like a fighting scream.
This time they worked differently : it's the ransom of experience. "Massilia 2007 is definitely not Massilia 1987. We've being working together for 20 years, so there is no need to phrase things". The previous two albums (3968 CR 13 and Occitanista) had been the results of new trainings, trips to the sources of traditional music. "It's as if we'd been in college again !" Gari says with a laugh, "we studied bourrées and farandoles...".
This time, they started with samples, music buckles which make the same cocktail even better, "something traditional in a raggamuffin way, something ragga in a traditional way". "We wanted to make people dance" Gari says, "to make a type of music which is the current expression of reggae, with all its diversity". This is expressed by guitars, Blu's ones. Saturated, jerky, or even with a rock sound, omnipresent. Jali, Tatou, Lux and Gari drop their rhymes on dynamic sounds also spun by Janvié on the keyboard and Kayalik on the "platiniks", mixing. Whether it's written in Occitan or French, the mood has not changed, it is still about citizenship, motivation, feeling concerned. "Massilia fai avans", the opening title, shows the way : dancing, thinking and acting. From your own quarter, it is up to you to keep moving. "Supple and swinging, free and occitan", that is the chorus. Everything is said there. "We're not inventing History, we're just illustrating what we can see ", as Jali thus defines it.
Marseille. A lady city Massilia never left. And they still honor her like no one has before. With simple words, spoken by enraptured lovers : "Au Marché du Soleil" (At the Sunny Market), "Rendez-vous à Marseille" (A Rendez-vous in Marseille), "Dimanche aux Goudes" (A Sunday by the seaside at the Goudes)...
But Marseille is changing and is losing its soul running after her own dreams. Massilia has a lot of stamina here. "Lo Micro es romput" (the mike is over), with its musical sing-song, sounds like a general awakening : "As a symbolic place where people meet, live and help each other, Marseille has almost disappeared", Tatou says. "Nowadays, what Marseille offers is light".
"How can we fight for a certain way of looking at the world and accept that it could be erased at the same time ?" Jali adds. Impossible ! Massilia will always be here to prevent that from happening.
For ever and ever. De longue.
* « De longue » : Marseille’s expression which means for ever and ever, from far away.
De longue. Toujours et toujours. Le Massilia Sound System reprend le micro.
« Parce que dès que tu arrêtes de vouloir agir... c’est cuit ! »
« De longue », titre majeur de « Òai e Libertat », dixième album du collectif marseillais. Un collectif qu’on a cru, un temps, dissous dans de riches expériences individuelles : Moussu T. et ses Jovents. Gari, Lux et leur Òai Star. Jali et son Papet J.com. Trois projets, cinq albums. «Des fouilles personnelles à côté du projet central », glisse Tatou, alias Moussu...
En 2007, Massilia, au grand complet, renoue le fil commun. Avec un disque vivant. Au nom qui claque comme un cri de lutte.
Cette fois, le groupe a travaillé différemment. Rançon de l’expérience. « Massilia 2007, ce n’est pas Massilia 1987. Vingt ans qu’on bosse ensemble : il y a des choses qu’on n’a plus besoin de se dire ». Les deux derniers albums (3968 CR 13 et Occitanista) avaient été précédés d’apprentissages. Des voyages aux sources de la musique traditionnelle. « Disons que nous étions repartis à la fac ! S’amuse Gari. On a étudié avec des spécialistes des bourrées, des farandoles … »
Cette fois, tout est parti des séquences, boucles de musique qui affinent toujours le même cocktail : « Un truc traditionnel tiré vers le raggamuffin, un truc ragga tiré vers le trad’ ». « On voulait un album qui fasse danser, raconte Gari. Un disque qui représente le reggae actuellement, sa diversité». L’intention se traduit par des guitares. Celles de Blu. Saturées, saccadées, rock parfois. Omniprésentes. Sur des bases dynamiques, également tissées par Janvié aux claviers et Kayalik aux platiniks, Jali, Tatou, Lux et Gari posent leurs rimes. En occitan et en français, l’esprit n’a pas changé : citoyen, concerné, motivé. « Massilia fai avans », titre qui ouvre l’album, trace la voie. Danser, penser, faire... À partir de ton quartier, à toi d’avancer. « Souple et boulégant, libre et occitan » répète le refrain. Tout est là. « Nous ne sommes pas des inventeurs d’histoire, nous sommes des gens qui illustrent ce qu’ils voient » définit Jali.
Marseille. Une belle que Massilia n’a jamais quittée. Et qu’il honore toujours comme personne. Avec des mots simples, d’amoureux ravis. « Au Marché du Soleil », « Rendez-vous à Marseille », « Dimanche aux Goudes »...
Mais Marseille change aussi et se perd à courir derrière des chimères. Massilia s’y sent en résistance. « Lo Micrò es romput », avec sa ritournelle musicale, a des allures de réveil collectif : « En tant qu’espace de rencontres de gens, de vie, de solidarité, Marseille a quasiment disparu, lâche Tatou. Aujourd’hui, ce qu’on nous propose, c’est Marseille light. »
« Comment défendre un certain regard sur le monde, complète Jali, et accepter que ce regard soit annihilé ici ? » Impossible. Massilia sera là pour empêcher ça.
Toujours et toujours. De Longue.
(prononcer « waï ») |
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